Sport et Cardio

Les maladies de coeur

Prévenir les maladies cardiovasculaires, c’est possible !

On se bouge !

Et puis bien sûr, faites un peu de sport !

Montez-les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur, marchez d’un pas soutenu. Si vous prenez le bus ou le métro, descendez une station avant votre arrêt, afin de marcher un quart d’heure chaque jour. Un infarctus ne doit pas vous priver non plus à vie d’activité sexuelle, parlez-en à votre médecin !

Enfin votre famille et votre entourage peuvent vous aider, psychologiquement mais aussi physiquement, en adoptant toutes ces mesures qui constituent une bonne hygiène de vie.

N’oublions pas le médecin traitant !

Votre médecin dispose de recommandations précises sur les modalités de dépistage et de diagnostic des problèmes de cholestérol : il doit évaluer au moins une fois avant 40 ans votre cholestérol :

Si vous n’avez aucun facteur de risque, il doit tout de même faire doser une fois votre cholestérol total et vos triglycérides. Si tout est normal, pas de problème, il vous les redosera à 45 ans si vous êtes un homme, à 55 ans si vous êtes une femme ;

Si par contre vous avez un facteur de risque, il faut qu’il vous fasse directement un bilan lipidique complet, avec notamment le dosage du HDL et le calcul du LDL. Le chiffre des LDL et le nombre de facteurs de risque entraînera soit la prescription d’un régime seul, soit l’ajout d’un médicament, comme une statine.

Il doit également faire systématiquement une enquête familiale si vous avez un facteur de risque, surveiller votre tension et la soigner si elle monte, vous prescrire de l’aspirine en cas de risque avéré, contrôler un éventuel diabète, surveiller l’évolution de vos facteurs de risque, répondre à toutes vos questions après un incident cardiaque, ou si vous n’arrivez pas à appliquer les mesures hygiéno-diététiques, etc.

Autant de bonnes raisons pour le consulter régulièrement si vous avez un risque.
Aux parents de jouer !

Beaucoup de décès ou de complications seraient évités si nos enfants adoptaient les comportements décrits plus haut. C’est l’objectif du Plan national de nutrition qui se met en place en France, mais c’est surtout de la responsabilité des parents : alors décrochez un peu vos enfants de leur télé, PC ou console de jeux, baladez-vous avec eux, faites du sport, et apprenez leur qu’on peut manger des légumes à la place des frites !

Dr Jean-Philippe Rivière

Source : MEDEC 2003

Activité physique et sport: Prévention et traitement des maladies cardio vasculaires

Les maladies cardio vasculaires représentent la première cause de mortalité en France.

L’activité physique représente la meilleure prévention des maladies cardio vasculaires et constitue un élément important de leur traitement.

L’activité physique est désormais recommandée dans le domaine des maladies cardiovasculaires : elle permet d’en prévenir leur apparition et d’en limiter les conséquences lorsqu’elles sont installées.

Une détérioration des cellules qui tapissent la surface interne des vaisseaux

À l’origine des maladies cardiovasculaire, une détérioration de l’endothélium.

Cette monocouche de cellule qui tapisse la surface interne de ces vaisseaux :

  • Produit des substances à action vasodilatatrice et vasoconstrictrice (monoxyde d’azote : NO)
  • Joue un rôle important dans les processus inflammatoires
  • Contrôle une partie du passage inter- et transcellulaire des nutriments et hormones circulantes
  • Participe à la coagulation sanguine

Les principales maladies concernées

Les principales maladies cardiovasculaires concernées sont la coronopathie, obstruction des artères irriguant le cœur pouvant entrainer une angine de poitrine ou un infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque chronique et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

Une activité physique modérée

Cardio

L’Inserm rapporte que, d’après des études, une activité physique pratiquée de manière modérée (minimum 30 minutes par séance, 5 jours/semaine) permettrait d’augmenter le diamètre des artères.

Or, avec l’âge, ce sont ces voies qui sont principalement touchées par une altération de la fonction endothéliale.

Cette fonction peut même être améliorée chez les patients touchés par des pathologies telles que le diabète de type 2, l’hypercholestérolémie ou l’hypertension. L’Inserm note par exemple « une réduction de la mortalité de 25 à 35 % chez les patients atteints d’une maladie coronarienne ».