Quelle est la cible ?

C’est bien évidemment la cellulite ! ll s’agit, comme on le sait, d’une accumulation excessive de tissu adipeux au niveau de l’hypoderme et qui provoque les disgrâces esthétiques que les femmes déplorent. Cependant, il convient de remarquer que la graisse n’est pas inutile, loin s’en faut, puisqu’elle assure trois fonctions :

  • la protection physique, mécanique et thermique de l’organisme,
  • le stockage énergétique destiné à gérer le métabolisme basal de l‘organisme,
  • la constitution d‘un réservoir d’hormones stéroïdes.

Il ne saurait donc être question de supprimer totalement le tissu adipeux, mais, plus raisonnablement, de contrôler son développement et d‘en limiter l’excès. On ne s’attaque donc pas à la graisse en tant que telle, mais aux « lipodystrophies » pour réaliser une réduction de leur volume.

Comment le tissu adipeux est-il organisé ?

Il est logé dans l’hypoderme. La cellule-clé de ce tissu est l’adipocyte qui est constitué, comme de nombreuses cellules de réserve de l’organisme, d’un noyau, d’une membrane, d’un cytoplasme et, élément majeur, d’une vacuole contenant la graisse de réserve qui s’y accumule sous la forme de triglycérides.

Il est donc important de comprendre d’emblée que, s’agissant des lipodystrophies, on est confronté à deux problèmes :

  • Celui du « contenant » : l’adipocyte
  • Celui du « contenu » : les triglycérides

Nous avons ainsi deux leviers pour lutter contre le développement cellulitique excessif. Par conséquent, la bonne stratégie consistera à imaginer dans le plan de traitement un bon équilibre synergique entre les deux.

Comment le métabolisme graisseux est-il organisé ?

De manière extraordinairement simple. Lors de l’ingestion alimentaire, le « métabolisme basal » utilise les calories dont l’organisme a besoin pour assurer les fonctions vitales (cérébrale, cardiaque, pulmonaire, hépatique/rénale, etc.) et usuelles (musculaire et cutanée, par exemple). L’excès calorique (car, il y en a toujours !) est mis en réserve dans les vacuoles des adipocytes z c’est la « lipogénèse » résultant de la « captation » des graisses.

A contrario, lorsque l‘apport alimentaire a été insuffisant, le métabolisme basal puise les calories dont il a besoin dans les adipocytes pour assurer ses fonctions : c’est la « lipolyse » qui se traduit par une « mobilisation » graisseuse.

Cryothérapie et Thermothérapie

On va donc pouvoir agir sur ces 2 modalités, soit du froid, soit du chaud, c’est-à-dire organiser un effet cryogénique (cryothérapie) ou thermogénique (thermothérapie)

Qu’est-ce que la cryothérapie ?

  • C’est une hypothermie volontaire et contrôlée qui est appliquée sur un territoire donné de l’organisme (par exemple, une lipodystrophie).
  • Elle est obtenue par convection immédiatement suivie d’une conduction.
  • La température utile est comprise entre +2°C et —5°C,

Qu’est-ce que la thermothérapie ?

  • C’est une hyperthermie volontaire et contrôlée qui est appliquée sur un territoire donné de l’organisme (par exemple, une lipodystrophie).
  • Elle est obtenue par convection immédiatement suivie d‘une conduction.
  • La température utile peut aller jusqu’à +40°C.

Chacun a compris qu’en activant les 2 modalités le froid et le chaud, nous obtenons les meilleurs résultats ! Ainsi, c’est surtout la notion de choc thermique qui est prépondérante, le passage du chaud au froid.

Quelles sont les cibles ?

  • Le froid (cryolipolyse) permet d’accélérer l‘apoptose des adipocytes : il s’attaque donc au « contenant ».
  • Le chaud (thermolypolyse) a pour effet de dégrader chimiquement les triglycérides en les rendant instables : il s’attaque donc au « contenu »

C‘est bien évidemment la synergie des deux actions qui aboutit à un résultat optimal sur les lipodystrophies.

Quelles sont les modalités pratiques ?

Il faut disposer d’un appareillage assez sophistiqué avec les éléments suivants :

  • Un applicateur qui porte le nom de « cryode ».
  • Un vacuum qui va aspirer la zone à traiter dans la cryode pour éviter toute dispersion thermique.
  • A la partie postérieure de la cryode, 4 CEP qui vont transmettre les alternances thermiques (froid ou chaud).
  • Un programme informatisé permettant de gérer l’ensemble des paramètres du traitement (pression du vacuum, temps, température, vitesse des variations…).